Nicolas soutient Dominique et divise... Par Valentin

Publié le par pleindactu

070710160422.6hit2vjb0-nicolas-sarkozy-et-dominique-strauss-kahn--en-fevrb.jpg  Manipulation politicienne ou réel désir de rénovation de la vie politique? Seul le temps permettra de répondre à cette question. Ce qui est sûr c'est que la politique dite d'ouverture du président de la République fait des vagues autant à gauche qu'à droite. Après avoir fait entrer 6 personnalités de gauche dans son gouvernement, Sarkozy a proposé à Jack Lang, Guy Carcassonne (ancien du cabinet Rocard), et Olivier Schrameck (ancien directeur de cabinet de Jospin) d'être membres d'une commission chargée de réfléchir à la réforme des insitutions de la Vème République.  Enfin le chef de l'état a récemment confié à Hubert  Védrine une mission sur la mondialisation  avant  de soutenir largement la candidature du socialiste Dominique Strauss Kahn à la présidence du FMI.

  En dehors de cette dernière initiative soutenue par le PS, celui ci semble dépassé et divisé face au "tout feu tout flamme" Sarkozien. On se borne aujourd'hui à déclarer rue de Solférino  que "Nicolas Sarkozy ne peut choisir à la place de l'opposition". "opération de débauchage"  et se pose la question de savoir "à quoi se résume l'ouverture si ce n'est à compléter l'orchestre gouvernemental sans changer la partition?". D'autres se montrent plus  nuancés comme le député PS de la Nièvre Gaétan Gorce: " pour éviter de tomber dans le piège du refus systématique, nous devons distinguer clairement les propositions qui sont faites. S'agissant de celles qui relèvent du bon fonctionnement républicain, comme la rénovation des institutions, il faut prendre le président au mot en lui faisant des contre-propositions, ce qui permettra à l'opinion de vérifier alors s'il est dans un engagement sincère ou dans la manipulation... Cela peut être aussi pour nous (nldr: le PS) une formidable invitation à agir, l'occasion d'inventer un nouveau style d'opposition, comme l'organisation d'un contre-gouvernement en est l'illustration".

  Plus originales sont les critiques venant du parti présidentiel même. En faisant de la place à la gauche, Sarkozy a forcément rogner sur celle de la droite. Aujourd'hui, un mois après les élections législatives, des députés de droite expriment ouvertement leur désapprobation face à l'ouverture. Ainsi Thierry Mariani, député du Vaucluse prévient: " On ne peut pas avoir un président de la République qui prêche l'originalité et demander aux députés UMP d'être le doigt sur la couture du pantalon. Il n'est pas question de fronde, mais on ne va pas la fermer". Beaucoup ne digèrent pas d'être sacrifiés sur l'autel de l'ouverture. "L'ouverture à gauche a crée des rancoeurs comme le fait de devoir laisser la présidence de la commission des Finances au PS... Des ambitions n'ont pas été satifaites", d'après la députée de Seine-et-Marne Chantal Brunel.

  On le voit bien, la politique du chef de l'Etat ne laisse pas indifférent. Toute la problématique pour Nicolas Sarkozy réside dans la réussite essentielle de son ouverture à gauche. En effet, s'il venait à échouer, il aurait à la fois, naturellement, la gauche contre lui, mais aussi une partie de la droite, qui lui ferait payer sa mise à l'écart et lui demanderait des comptes. Si au contraire il réussissait ce serait tout bénéfique pour le président qui apparaitrait comme le rénovateur de la vie politique et le représentant d'une nouvelle génération de dirigeants français capables de dépasser les clivages politiciens au nom de l'intérêt commun. En somme pour Nicolas Sarkozy c'est quitte... ou double... (Source "Aujourd'hui en France" du mardi 10 juillet 2007)
Certains tels Benoit Hamon, député PS européen, dénonce une     
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Publié dans LA POLITIQUE

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