Un député UMP propose son siège à Villepin... Par Valentin
Nouvel épisode dans l'affaire Villepin. Dans une tribune au Journal du dimanche,le député UMP Jean-Pierre Grand propose son siège de député à l'ancien Premier Ministre. Voici les principaux extraits de cette tribune: "En traitant Dominique de Villepin comme s'il était à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue, les juges et les policiers portent atteinte à la démocratie (...) Dans cette affaire de Clearstream, on retrouve le serviteur de l'Etat qui n'a fait que son devoir de ministre en demandant, probablement, la vérification normale d'un fichier intimement lié à l'affaire des frégates de Taïwan et donc aux intérêts stratégiques de la France (...) Nous sommes suffisamment nombreux comme députés à le soutenir pour que l'un d'entre nous fasse le geste politique fort de démissionner afin qu'il puisse siéger à l'Assemblée nationale (...) Je suis prêt à lui proposer le mien si cela peut être utile à la défense de son honneur et de la démocratie". publiée le 29 juillet, Jean-Pierre Grand avait comparé vendredi cette affaire à l'affaire Dreyfus.Comment concrètement cela pourrait avoir lieu? Pour laisser son siège, Jean-Pierre Grand devrait démissionner et Dominique de Villepin devrait se présenter à l'élection législatives partielle organisée dans la circonscription. Il jouirait ainsi de l'immunité parlementaire. Mais cette hypothèse semble peu probable : ni Villepin, ni son avocat n'ont réagi à la proposition de M. Grand. De plus cela serait interprété comme une volonté de l'ancien premier ministre d'échapper à la justice. Or Villepin sait que, s'il veut prouver son innocence, ce serait la pire chose à faire. Au final même si l'inititiative de Grand part d'une volonté d'aider son ami, elle semble plutôt au final desservir Villepin. S'il est vraiment innocent, alors pourquoi Grand lui propose-t-il son siège et surtout l'immunité parlementaire? (source AFP)
RAPPEL: L'ancien premier ministre a été mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'enquête. (Cf article du vendredi 27 juillet 2007 dans la section politique)
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