Quand le fils Kadhafi embarrasse Sarkozy...

Rebondissement dans l'affaire des infirmière bulgares. Selon des propos du fils du numéro un libyen, Seif el-Islam Kadhafi, publiés aujourd'hui par Le Monde, le "coeur du sujet" entre Paris et Tripoli n'est pas ce projet nucléaire, mais "l'affaire militaire". Il y aurait donc d'après lui un accord portant sur des exercices militaires conjoints, l'achat "à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros" et "un projet de manufacture d'armes (...) Des "représentants" des groupes français Thalès et Sagem "sont en Libye en ce moment même" pour ces contrats. M. Sarkozy, interrogé sur ces affirmations, a réaffirmé qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à l'élargissement des personnels médicaux bulgares et répondu "non" à la question de savoir si le contrat militaire avait joué un rôle. Thalès et Sagem n'ont pas fait de commentaires.
Saïf Al-Islam a aussi déclarer formellement qu'"aucun argent libyen" n'a été versé à ces familles. D'où viennent donc les plus de 400 millions de dollars? "Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé". Par le Qatar? "Nous n'avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis." Pour Saïf Al-Islam, la Libye a obtenu dans cette affaire "un bon deal". "C'était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs..." Voilà en tout cas une interview qui n'arrange pas Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Si ces déclarations se révèlent être vraies, alors le miracle Cécilia Sarkozy ne serait finalement que le résultat d'un accord politique, des plus traditionnels, entre Lybie et France...
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