Kouchner en Irak: "La solution ne peut être que politique"...

Sa méthode, c'est d'écouter tout le monde. Après l'avoir expérimentée au Liban, Bernard Kouchner tente de la mettre en pratique en Irak. Le ministre français des Affaires étrangères a été reçu dès dimanche soir à Bagdad par le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki. Puis il s'est longuement entretenu hier avec le président irakien, le Kurde Jalal Talabani, à l'invitation de qui il a monté cette « visite historique » surprise en Irak. Bernard Kouchner a ensuite rencontré d'autres responsables politiques de la région.
« Ce que je pense, ce que le président Sarkozy pense, c'est qu'il n'y a pas de solution militaire » en Irak, a ainsi redit le chef de la diplomatie française à chacun de ses interlocuteurs. Il a rappellé que c'était d'abord aux Irakiens de s'entendre entre eux pour tenter de venir à bout de la violence qui ravage le pays et fait tous les jours des dizaines de morts. « Si les trois communautés (chiite, sunnite et kurde) et les autres sont capables de s'entendre ici, ce sera très important pour la région et le reste du monde (...). Cette solution passera, nous l'espérons, par une participation plus grande de l'ONU." Il a d'ailleurs rappelé que le Conseil de sécurité (par sa résolution 1 770 votée à l'unanimité le 10 août) vient de renforcer le mandat de la Mission d'assistance des Nations unies en Irak (Manui).
« La violence à laquelle vous ne pouvez pas vous habituer, nous ne nous y habituons pas. Vue de loin, elle est horrible : des innocents meurent tous les jours, des attentats aveugles frappent les populations (...). C'est inacceptable », a observé Kouchner, après avoir rappelé que « le peuple irakien a besoin de souveraineté, de l'intégrité de son territoire et de démocratie pour - In ch' Allah - arrêter la violence ». Avant de conclure : « Nous sommes disposés à être utiles, mais la solution est entre les mains des Irakiens, pas entre les mains des Français (...). La France est prête à participer à cette lutte contre la violence, mais je n'ai pas de solution miracle. » (source le Parisien)
« La violence à laquelle vous ne pouvez pas vous habituer, nous ne nous y habituons pas. Vue de loin, elle est horrible : des innocents meurent tous les jours, des attentats aveugles frappent les populations (...). C'est inacceptable », a observé Kouchner, après avoir rappelé que « le peuple irakien a besoin de souveraineté, de l'intégrité de son territoire et de démocratie pour - In ch' Allah - arrêter la violence ». Avant de conclure : « Nous sommes disposés à être utiles, mais la solution est entre les mains des Irakiens, pas entre les mains des Français (...). La France est prête à participer à cette lutte contre la violence, mais je n'ai pas de solution miracle. » (source le Parisien)
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