Boutin et son chantier: coup de gueule contre coup de com...

Elle a donné le coup d'envoi cette semaine des "réunions de chantier" organisées sous l'égide de son ministère délocalisé à Lyon pour une dizaine de jours... Le but: mobiliser l'ensemble des acteurs du secteur du logement. Depuis lundi le ministère du logement est donc installé une vingtaine de bungalows place Bellecour, en plein centre de Lyon, pour 10 jours... Coût de l'opération: 250 000 euros, tout ça pour jouer aux ouvriers comme sur un vrai chantier avec panneaux and co...
"Nous parviendrons à résoudre la crise du logement si tout le monde se réunit autour d'une ambition commune", a déclaré la ministre, chaussée de bottes pour circuler dans les allées boueuses du "village" du Logement --à la suite de pluies diluviennes- "J'assume ce côté communication, je le renvendique même", a répondu la ministre soulignant qu'"il faut bien des vecteurs pour faire passer des messages, et les vecteurs d'aujourd'hui, ce sont les médias".
La ministre du Logement a pour objectif de mettre en musique les deux engagements fixés par Nicolas Sarkozy: construire chaque année 500.000 logements, dont 120.000 logements sociaux, et permettre à 70% des Français de devenir propriétaires (contre 57% aujourd'hui).
Jusqu'au 28 septembre, une trentaine de "réunions de chantier" avec les acteurs du secteur devraient déboucher sur des accords sur toutes les questions relatives au logement, de l'hébergement d'urgence jusqu'à l'accession à la propriété. Le ministère a ainsi signé une première convention mardi avec la Sovafim, un organisme public chargé de valoriser les actifs immobiliers de l'Etat. Cette convention fixe un délai maximum d'un an entre l'acquisition d'un terrain par la Sovafim et sa revente à des promoteurs immobiliers pour la construction de logements.
Pour améliorer les problèmes de logements des étudiants, la ministre a annoncé qu'elle prévoyait "une extension du mécanisme de la Garantie des risques locatifs (GRL)" pour inciter les propriétaires à louer davantage leur bien à des étudiants. L'extension de la GRL, qui permet d'assurer les propriétaires contre les loyers impayés, sera au programme de la ministre mercredi avec la signature d'une convention avec l'Union d'économie sociale pour le logement et l'Agence nationale pour l'habitat.
Ok... Mais franchement: on pouvait pas faire ça dans les locaux du ministère à Paris? Les 250 000 euros n'auraient-ils pas pu être mieux utilisés en aidant ceux qui ne peuvent pas se loger? Assez, assez, assez de la com à tout prix! Merde! (sources: Dimanche + et AFP)