Exclu: 3 questions à Oliviero Toscani, le photographe du moment...

De notre correspondante à Rome, Marie-Valentine Bourrat.
ROME, 26 sept 2007 (MVB) - 'Il n'y a pas de photo-choc, il n'y a que la réalité qui choque', a déclaré à l'AFP le photographe italien Oliviero Toscani, dont l'image d'une jeune femme anorexique pour une campagne contre cette maladie a suscité la polémique en Italie.
Q: Certains spécialistes de cette maladie ont jugé que cette photo pourrait avoir l'effet inverse de celui recherché, qu'en pensez-vous ?
R: 'En voyant mon affiche, les filles atteintes d'anorexie devraient se dire qu'elles doivent arrêter de maigrir. Mon affiche ne représente aucun danger pour elles.
'Lorsque l'on fait quelque chose d'extrême, il y a toujours des gens pour s'y opposer. Le résultat est là, tout le monde en parle. Il n'y a pas de photo-choc, il n'y a que la réalité qui choque'.
Q: Pourquoi avoir choisi le thème de l'anorexie après ceux du racisme et du sida pour les campagnes de la marque Benetton ?
R: 'En travaillant dans le milieu de la mode, on prend conscience du problème. C'est ce milieu qui pousse les femmes à se mettre au régime, à devenir maigre.
J'ai étudié cette maladie lorsque j'ai réalisé un court-métrage sur une jeune fille de 16 ans souffrant d'anorexie qui a été présenté au dernier festival du film de Locarno. Pour la photo, j'ai trouvé la française Isabelle Caro grâce à un casting. Elle n'est pas mannequin mais une actrice'.
Q: Est-ce que vous vous sentez particulièrement concerné par cette maladie ?
R: 'Je ne suis ni choqué, ni touché par l'anorexie. Je suis un simple témoin de mon temps, un photographe, qui à la manière d'un reporter s'interroge sur des faits de société qui l'interpellent. Je ne suis pas un missionnaire mais un journaliste qui fait son travail. Aucune part des profits générés par cette publicité ne sera reversée aux associations qui luttent contre la maladie'.
Q: Certains spécialistes de cette maladie ont jugé que cette photo pourrait avoir l'effet inverse de celui recherché, qu'en pensez-vous ?
R: 'En voyant mon affiche, les filles atteintes d'anorexie devraient se dire qu'elles doivent arrêter de maigrir. Mon affiche ne représente aucun danger pour elles.
'Lorsque l'on fait quelque chose d'extrême, il y a toujours des gens pour s'y opposer. Le résultat est là, tout le monde en parle. Il n'y a pas de photo-choc, il n'y a que la réalité qui choque'.
Q: Pourquoi avoir choisi le thème de l'anorexie après ceux du racisme et du sida pour les campagnes de la marque Benetton ?
R: 'En travaillant dans le milieu de la mode, on prend conscience du problème. C'est ce milieu qui pousse les femmes à se mettre au régime, à devenir maigre.
J'ai étudié cette maladie lorsque j'ai réalisé un court-métrage sur une jeune fille de 16 ans souffrant d'anorexie qui a été présenté au dernier festival du film de Locarno. Pour la photo, j'ai trouvé la française Isabelle Caro grâce à un casting. Elle n'est pas mannequin mais une actrice'.
Q: Est-ce que vous vous sentez particulièrement concerné par cette maladie ?
R: 'Je ne suis ni choqué, ni touché par l'anorexie. Je suis un simple témoin de mon temps, un photographe, qui à la manière d'un reporter s'interroge sur des faits de société qui l'interpellent. Je ne suis pas un missionnaire mais un journaliste qui fait son travail. Aucune part des profits générés par cette publicité ne sera reversée aux associations qui luttent contre la maladie'.
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