Europe de l'est: nouvelles entraves à la liberté de la presse

RUSSIE
INTERNEMENT PSYCHIATRIQUE D’UN JOURNALISTE “GÊNANT”
Andrei Novikov, éditorialiste et rédacteur en chef d’un site indépendantiste tchétchène est détenu depuis près d’un an dans l’asile psychiatrique de Rybinsk, à 400km de Moscou. Interné pour schizophrénie alors que tous les médecins affirmaient qu’il ne l’était pas et ne représentait aucun danger pour lui-même ou pour la société, il a reçu des traitements médicamenteux obligatoires.
“Reporters sans frontières réclame la libération immédiate du journaliste Andrei Novikov, illégalement interné en hopital psychiatrique, et dénonce la loi russe sur l’extrémisme qui permet l’internement psychiatrique de toute personne dérangeant le pouvoir moscovite. Une loi devrait encadrer l’internement psychiatrique et il est primordial de respecter un cadre légal, sans quoi il ne peut y avoir d’Etat de droit.”
Le journaliste talentueux, invité régulièrement sur les plateaux de télévision a subi un examen psychiatrique le 6 décembre 2006 qui a conclu que son état mental était “normal”. Placé en détention préventive pendant quarante trois jours dans une cellule avec des prisonniers de droit commun, il a été agressé et certains ont tenté de le violer. Libéré avant la tenue de son procès il a ensuite été accusé “d’incitation à la violence”, selon le Code pénal russe. Le 14 février 2007 la police est venue l’arrêter chez lui. Le procès n’a eu lieu que trois mois plus tard. A partir de cette date, Andrei Novikov subi un lourd traitement médicamenteux. Une association de psychiatres l’a depuis réexaminé et reconnu ses pleines capacités mentales.
26.11.2007 - Slovaquie : une journaliste kazakhe frappée puis placée en garde à vue par la police
Une journaliste kazakhe a été frappée par la police slovaque le 23 novembre 2007, alors qu’elle manifestait devant le palais présidentiel contre la visite du président kazakhe Noursoultan Nazarbaiev à Bratislava (capitale de la Slovaquie). L’association des journalistes slovaques a dénoncé les mauvais traitements infligés à Balli Marzecova, “sans motifs“. Elle aurait été placée en garde à vue treize heures par la police après avoir été interpellée au cours de la manifestation. Le chef des gardes du corps de président kazakhe l’aurait désignée à la police slovaque. (source RSF)
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