Ségolène défie Nicolas
«Nicolas Sarkozy aime bien qu'on le prenne au sérieux. Eh bien, moi je dis: topons-là. Prenons Nicolas Sarkozy au sérieux et faisons de ces élections municipales un test national». Ségolène Royal a lancé samedi soir sur France 2 un défi au chef de l'Etat.Il a répété, notamment lors de sa conférence de presse mardi dernier, qu'il s'engagerait personnellement dans la campagne des municipales, «pour mobiliser notre électorat et pour dire que les forces du changement, du mouvement, que les forces de la modernité se rassemblent et s'expriment».
Ségolène Royal a donc choisi de le prendre au mot, en attaquant sa politique, notamment sur ce qu'elle appelle la «vie chère», le pouvoir d'achat. «Si nous pensons qu'il a été le président du pouvoir d'achat» comme il l'avait promis lors de la campagne présidentielle, «alors prenons-en acte. Et si ça n'est pas le cas, votons donc massivement pour la gauche», a exhorté la responsable socialiste.
Ségolène Royal s'est posée en chef de campagne du PS pour ces élections «une forme de défense d'une politique morale», explique l'ex-candidate, qui a effectué samedi matin un déplacement à Saint-Brieuc. L'une de ses proches, Danielle Bousquet, y est en position de favorite aux municipales. La présidente de la région Poitou-Charentes a fustigé Nicolas Sarkozy, président «désinvolte», «exhibitionniste», qui vit «comme un milliardaire». Elle lui oppose la «pudeur» de la «France authentique».
Ce déplacement a également permis à l'ex-candidate de mettre en avant un thème nouveau : celui de la ratification du traité européen de Lisbonne. Si c'était elle qui avait gagné, l'ex candidate assure qu'elle aurait organisé un référendum sur le sujet, ce que Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas faire, préférant la voie parlementaire.
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