Affaire Elkabbach: incident non "clos"

Publié le par Valentin Spitz


Jean-Pierre Elkabbach est dans la tourmente après la fausse info donnée à l'antenne d'Europe 1 lundi. Il a dû faire son mea culpa auprès de la rédaction de la station après avoir dans un premier temps évoqué une erreur collective. De son côté, Laurent Ruquier a donné un droit de réponse à l'AFP.

Ambiance des mauvais jours à Europe 1. Mardi, M. Elkabbach «assumait personnellement une erreur collective» après l'annonce erronée de la mort de Pascal Sevran dans le journal de 19H d'Europe 1, station qu'il dirige. Mais, après la colère de la société des rédacteurs de la station qui affirmait que la «responsabilité de Jean-Pierre Elkabbach» était «directement engagée», il est revenu sur ses déclarations.

Dans un communiqué, diffusé hier soir par la société des rédacteurs d'Europe 1, le directeur de la station, cité, déclare : «j'assume cette erreur», «je m'en sens responsable», «je ne dilue pas mes responsabilités», «il n'y a pas de responsabilité collective».

Benoit Duquesne serait intervenu auprès d'Elkabbach

«La rédaction apprécie ces propos et s'engage à redoubler de vigilance au service d'Europe 1», conclut le communiqué

Selon Christophe Beaugrand, journaliste sur Canal+, le directeur de la rédaction d'Europe 1 Benoît Duquesne serait même directement intervenu auprès de Jean-Pierre Elkabbach pour obtenir ce mea culpa.

Interrogé par l'AFP en début de soirée, Jean-Pierre Elkabbach a indiqué mardi soir que, pour lui, «l'incident était clos». D'autre part, l'AFP a demandé à Laurent Ruquier un droit de réponse. Lors de son démenti lundi sur France 2, Laurent Ruquier avait indiqué que la fausse information lui était parvenue par une dépêche AFP. Pourtant, l'agence n'avait pas publié d'info en ce sens. (source Ozap)

Mise à jour: Selon Libération ce matin, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) «dit se pencher sur le cas Elkabbach» suite à l'annonce par erreur à l'antenne d'Europe 1 de la mort de Pascal Sevran.

Une mise en demeure du CSA est possible. C'était arrivé à France 2 en 2004. David Pujadas avait annoncé en direct à l'antenne le retrait de la vie politique d'Alain Juppé alors qu'il disait le contraire au même moment sur TF1. Olivier Mazerolle, alors directeur de la rédaction, avait du démissionner.


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